Ma dette à la plage est remboursée.

Je retourne dans le Centre historique en bus. Je pense que ceux-ci sont gérés par des compagnies privées. Il faut bien se tenir parce que le chauffeur est engagé dans une course contre tout ce qui se trouve sur son passage. Quand il tourne un coin, tous les passagers penchent d’un côté et tentent de rétablir l’équilibre en inclinant la tête du côté opposé, agrippés au siège d’en avant comme dans un manège de montagnes russes.

Le jeune changeur debout sur la première marche, en gougounnes, la moitié du corps dans le vide est un acrobate! Il siffle à tout propos, prend l’argent des passagers parfois quand ils montent, parfois quand ils descendent ou pendant le trajet. Il se souvient de chacun, là où ils sont montés, où ils veulent descendre et la monnaie à leur rendre, le cas échéant. Je n’avais pas remarqué jusqu’où le raffinement de la décoration peut aller. Observez la trappe d’évacuation dans le plafond!

 

Bon, passons à une approche culturelle d’un autre type. Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir au petit musée d’art moderne de Carthagène?

Rita à 10 h 30, bronze de Enrique Grau, 1990 :

 

Un exemplaire de la série de photos de Gabriel Garcia Marquez (1927-2014), une technique sur aluminium, 2013 :

 

 

Une salle était consacrée aux femmes (noires) qui ont été vendeuses dans les rues toute leur vie. On a réuni un groupe de ces femmes maintenant âgées, on les a habillées de belles robes blanches et fait une cérémonie en leur hommage, dont un lavage de pied par des jeunes filles. Photos géantes et montage vidéo – touchant.

Après un grand verre de jus frais de banane, mandarine et fruit de la passion, j’ai fait un autre tour de montagnes russes pour rentrer!