J’ai acheté une passe de bus et suis allé visiter le Museo del Oro. La collection, très bien mise en valeur, est étonnante par la quantité et le raffinement des œuvres provenant de différentes époques bien antérieures à la nôtre.

        

 

 

L’art contemporain existe depuis la nuit des temps!

 

  

 

Il y avait aussi une exposition temporaire présentée par la très canadienne Colombie Britannique. Elle porte sur les peuples de nos premières nations. Depuis toujours et partout, les chefs aiment s’affubler de parures de toutes sortes afin de faire état de leur pouvoir, à moins que ce ne soit les peuples qui aient besoin de les voir porter ces artifices souvent extravagants, pour une raison qui m’échappe.

 

 

 

En soirée, j’avais rendez-vous pour souper avec un de mes anciens étudiants et sa femme. J’ai décidé de me rendre à pied puisque ce n’était pas vraiment loin. Lorsque la rue n’est pas très achalandée, j’ai l’habitude de marcher derrière d’autres personnes, des couples de préférence; ils semblent plus susceptibles de me venir en aide au besoin. J’ai profité de la présence de l’un d’eux pour demander mon chemin : ils m’ont accompagné jusqu’à la porte du centre commercial! Plus gentil que ça!

 

Observation : Il faut dire que l’indication des adresses est particulière. Le premier numéro indique la rue. Le deuxième indique la perpendiculaire la plus proche. Le troisième numéro représente plus ou moins la distance en mètres à partir du coin. Par exemple, 70, 11-35 signifie que ça se trouve sur la 70e rue, près de la 11e avenue, à environ 35 mètres de celle-ci.

 

Dans ce centre, il y a une foire alimentaire très connue, la Plaza de Andres. On fait le tour des comptoirs (poissons, pâtes, viandes, etc.), on commande, on paye et le caissier nous remet une rondelle… électronique. On continue de se promener, on trouve une table et quand la commande est prête, la rondelle vibre, sonne et s’éclaire. Il suffit d’aller chercher son plat.

Je n’avais pas vu cet étudiant depuis près de 10 ans, mais je le voyais passer occasionnellement sur Facebook. Comme il était en vacances à Bogota en même temps que moi, on en a profité pour se revoir et la rencontre a été très agréable. Sa femme et lui font partie de ces immigrants qui se sont bien intégrés au Québec et qui parlent français, grâce en partie aux dévoués professeurs qu’ils ont eus. Dommage que je n’aie pas pensé prendre une photo.