Robert H en Colombie - 2018

31 décembre 2017

Introduction

Cet hiver, je me pousse en Colombie.

Mon but n'est pas de rédiger un guide touristique ou de faire de la littérature, mais tout simplement de laisser une trace de cette virée,  (en plus de m'éviter du pelletage, les pieds gelés, les mains gercées, la morve au nez, la sueur au front).

Je tiens un petit carnet dans lequel je note mes objectifs quotidiens et mes dépenses. Un peu n'importe quand, j'aime bien me résumer ici, photos en complément.

Et puis, je pense à maman qui voyagera un peu avec moi!

Notes :

- Je lirai tous les commentaires, le cas échéant, mais n'y répondrai pas systématiquement. Certaines fonctions sont là par  défaut, comme Facebook, pubs, flux, etc. et chacun est libre de les explorer selon ses talents. 

- Plusieurs font de superbes voyages et on peut le comprendre quand ils éprouvent peu d’intérêt pour ceux des autres.

 

 

Voici d'abord la carte

 

 

 

Je prévois avoir accès à Internet plus facilement que l'an dernier et conséquemment, être un peu plus régulier dans mes affichages (pour peu que j'aie quelque chose à raconter, que je ne me retrouve pas à l'hôpital ou encore moins entre les mains du cartel de la droye).

En fait, on dit maintenant le plus grand bien de la Colombie comme destination touristique et j'ai envie d'y être autant pour les découvertes que pour la farniente.

 

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01 janvier 2018

Lundi 1er janvier 2018

 

Vers 11 h, je sors la valise sur la galerie, mets la clé dans la serrure, vois le taxi arriver, porte les poubelles au trottoir, descends la valise, entre dans le taxi qui démarre… la clé toujours dans la serrure. En route, la vidéo de ce départ a défilé dans ma tête. Trop tard. Déjà que le GPS du taxi ne fonctionnait pas, ni le terminal pour cartes de crédit et que le chauffeur ne savait pas comment se rendre à l’aéroport à cause, m’a-t-il dit, des travaux. J’ai dû mettre mon cell. à contribution. De l’aéroport, j’ai téléphoné à ma voisine qui s’est occupée de la clé.

Vol Montréal-Toronto : 30 minutes après l’embarquement, on nous annonce que le vol est annulé. Tous les passagers se précipitent au comptoir d’Air Canada. Vers 16 h, un agent a réussi à me trouver un itinéraire différent pour le lendemain. J’ai donc soupé et dormi au chaleureux Residence Inn de Dorval.

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02 janvier 2018

Mardi 2 janvier 2018

 

Levé vers 4 h du matin, j’ai pris la navette vers l’aéroport pour un vol vers Fort Lauderdale en classe affaire, c’est-à-dire quelques pouces d’espace supplémentaire, une tablette tenant lieu de journal ainsi qu’une serviette en toile, de la vraie vaisselle et de vrais ustensiles pesants pour le petit-déjeuner.

Fort Lauderdale : il pleut. Quatre heures à attendre le prochain vol. J’en étais réduit à photographier ce genre de choses, errant d’un terminal et l’autre…

 

Vers 14 h, je me suis installé au resto-bar et Gary – j’ai eu droit à quelques tranches de sa vie – m’a servi un verre de rouge, genre le tiers d’une bouteille. Vers 16 h, embarquement pour Bogota… en classe économique!

Arrivé à l’hôtel vers 21 h. Voici le thème de la chambre :

 

    

 

 

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03 janvier 2018

Mercredi 3 janvier 2018

 

J’ai acheté une passe de bus et suis allé visiter le Museo del Oro. La collection, très bien mise en valeur, est étonnante par la quantité et le raffinement des œuvres provenant de différentes époques bien antérieures à la nôtre.

        

 

 

L’art contemporain existe depuis la nuit des temps!

 

  

 

Il y avait aussi une exposition temporaire présentée par la très canadienne Colombie Britannique. Elle porte sur les peuples de nos premières nations. Depuis toujours et partout, les chefs aiment s’affubler de parures de toutes sortes afin de faire état de leur pouvoir, à moins que ce ne soit les peuples qui aient besoin de les voir porter ces artifices souvent extravagants, pour une raison qui m’échappe.

 

 

 

En soirée, j’avais rendez-vous pour souper avec un de mes anciens étudiants et sa femme. J’ai décidé de me rendre à pied puisque ce n’était pas vraiment loin. Lorsque la rue n’est pas très achalandée, j’ai l’habitude de marcher derrière d’autres personnes, des couples de préférence; ils semblent plus susceptibles de me venir en aide au besoin. J’ai profité de la présence de l’un d’eux pour demander mon chemin : ils m’ont accompagné jusqu’à la porte du centre commercial! Plus gentil que ça!

 

Observation : Il faut dire que l’indication des adresses est particulière. Le premier numéro indique la rue. Le deuxième indique la perpendiculaire la plus proche. Le troisième numéro représente plus ou moins la distance en mètres à partir du coin. Par exemple, 70, 11-35 signifie que ça se trouve sur la 70e rue, près de la 11e avenue, à environ 35 mètres de celle-ci.

 

Dans ce centre, il y a une foire alimentaire très connue, la Plaza de Andres. On fait le tour des comptoirs (poissons, pâtes, viandes, etc.), on commande, on paye et le caissier nous remet une rondelle… électronique. On continue de se promener, on trouve une table et quand la commande est prête, la rondelle vibre, sonne et s’éclaire. Il suffit d’aller chercher son plat.

Je n’avais pas vu cet étudiant depuis près de 10 ans, mais je le voyais passer occasionnellement sur Facebook. Comme il était en vacances à Bogota en même temps que moi, on en a profité pour se revoir et la rencontre a été très agréable. Sa femme et lui font partie de ces immigrants qui se sont bien intégrés au Québec et qui parlent français, grâce en partie aux dévoués professeurs qu’ils ont eus. Dommage que je n’aie pas pensé prendre une photo.

 

 

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04 janvier 2018

Jeudi 4 janvier 2018

 

Après être allé à un bout de la ville acheter le billet d’autobus de ma prochaine destination, je me suis rendu dans le quartier des musées, situé à un autre bout de la ville. J’ai tourné autour du Museo Nacional, mais la thématique affichée ne m’inspirait pas tellement alors j’ai lunché : une empanada à 1,25 $ dans la rue. Bonne affaire de faite.

Par hasard, j’ai remonté une rue piétonne sympathique et je me suis retrouvé devant le Museo de Bogotá qui abrite également le Museo Botero. Justement, il était sur ma liste de choses à voir. Entrée gratuite, cour intérieure fleurie.

 

                                          

Sa Monalisa à l’âge de 12 ans                   

 

Je suis rentré à l’hôtel faire une sieste nécessaire avant d’aller à mon rendez-vous avec Ingrid. C’est une amie colombienne d’un ex-collègue d’origine brésilienne. Je me suis rendu en taxi au lieu du rendez-vous, soit un centre commercial qui m’a paru un peu sinistre. Grâce aux observations de Javier, le mari d’Ingrid, j’ai pu voir qu’il était construit sur les restes d’une ancienne hacienda dont quelques vestiges sont encore apparents. Ingrid et son mari m’ont alors entrainé vers un quartier très bien, plein de restos originaux. Très satisfait de ma truite, apprêtée à de nouvelles saveurs pour moi. C’est aussi pour ça qu’on aime voyager.

Ingrid enseigne le français à Bogotá et connaît le Québec. Les sujets de conversation n’ont pas manqué. On a terminé la soirée à la bière, dans un pub irlandais!

 

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05 janvier 2018

Vendredi 5 janvier 2018 - Monserrate

 

Avant de quitter Bogotá, je veux prendre le funiculaire du Monserrate (à défaut de son téléphérique qui n’est en opération qu’à certaines heures – ce qui d’ailleurs est dommage parce que j’aime avoir peur).

Je me rends d’abord en bus à la Plaza de Bolivar au sud de la ville.

De là, je monte, je monte, je monte vers la billetterie où il faut faire la file sous un soleil de plomb. La ville de Bogotá se trouve à 2 640 mètres d’altitude et les installations du Monserrate à 3 150 mètres. L’ascension en funiculaire dure moins de dix minutes (?) dont deux ou trois dans un tunnel. Au sommet, baraques de bouffe rapide, sanctuaire de la bébelle et l’inévitable église avec sa crèche animée.

 Les égo-portraits ne m’avantagent pas, déjà que sur le plan photogénique…

 

Promenade au travers les étals.  

 

Je n’avais pas faim, mais j’ai tout de même essayé un classique : une banane frite fourrée au fromage et à la goyave en gelée. Faut le faire!

  La moitié a fini à la poubelle.

 

En redescendant, je suis passé devant une maison où a vécu Simon Bolivar et j’ai eu une pensée pour Mireille T. qui aurait certainement voulu la visiter, mais j’étais trop fatigué.

De retour à l’hôtel et après une sieste, je suis sorti prendre un super burger au porc effiloché et oignons caramélisés avec une Stella Artois.

 

 

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06 janvier 2018

Samedi 6 janvier - en bus

 

Comme je devais quitter Bogota assez tôt, j’ai demandé la veille de monter le petit-déjeuner à la chambre (coin cuisine). Ça valait bien 5 000 pesos de pourboire, non?

Taxi en direction du terminus. Imaginez-le à Laval quand on vient, disons… d’Outremont.

Une fois tous les passagers montés à bord du bus, le chauffeur arpente le couloir pour nous capter par caméra-vidéo. Tout terroriste qui veut s’exécuter est ainsi assuré d’avoir sa photo à la une, le temps d’une lune.

Direction Medellín.

 

Départ à 9 h et arrivée à 19 h. Le calcul est simple.

Medellín étant situé à une altitude passablement moindre que celle de Bogota, on se trouve en continuelle descente, ce qui imprime aux vêtements une légère poussée le long du corps; tout entrejambe la ressentira. Je suppose un effet similaire dans la direction contraire.

La veille, j’avais laissé au frigo un sac thermos contenant de l’eau, un jus et un yogourt. J’avais aussi des biscuits et des chips pour tenir le coup jusqu’à l’arrêt pour le lunch et l’arrivée à destination. Pendant le trajet, ma voisine et moi avons partagé nos en-cas. Quand même, à mi-chemin, on s’est arrêtés dans un parador (resto de bord de route) où j’ai pris une soupe de poisson. En fait, j’ai privilégié la partie liquide à la partie solide.

En face du parador          

 

La route longe parfois des précipices permettant de voir des vallées avec les montagnes en arrière plan. J’ai donc vu défiler de beaux paysages, ce qui était mon but en faisant le choix du bus. Ils m’ont rappelé une traversée de la Cordillère des Andes il y deux ans.

Taxi jusqu’à l’hôtel. Chambre correcte.

 

 

Vue à partir du balcon 

 

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07 janvier 2018

Dimanche 7 janvier - Medellín

 

Comme j’ai perdu une journée à Bogotá, que j’ai dû accélérer un peu mes visites et que j’ai marché plus que d’habitude, j’ai envie de relaxer pendant cette première journée à Medellín. Après une trempette dans la piscine, je suis descendu faire du repérage dans la Zona Rosa. Règle générale, la Zona Rosa d’une ville en Amérique du Sud est un quartier où se trouvent les restos branchés, bars et boutiques. Il m’a fallu une trentaine de minutes à un bon pas pour m’y rendre. Chose certaine, vu le degré d’inclinaison descendante de la pente, je ne pourrai pas remonter à pied. Je suis donc revenu à l’hôtel en taxi.

 

Observation : Au cours de mes précédents voyages, je pouvais marcher des kilomètres et des kilomètres dans une journée, mais il me semble que maintenant, mes pieds fatiguent plus vite. Une bonne portion de mes per diem vont donc passer en taxis, lesquels heureusement ne coûtent pas trop cher alors que pour le reste, les prix sont comparables aux nôtres.

 

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08 janvier 2018

Lundi 8 janvier 2018 – Métro et centre-ville

 

Objectif du jour : faire un tour en métro.

 

 

L’étoile verte  =  l’hôtel;

La ligne bleue  =  mon trajet à pied;

Le carré rose  =  la Zona Rosa;

L’ovale rouge  =  la station de métro.

Il s’agit d’un métro de surface puisque trop de canalisations ont empêché sa construction sous terre. Les wagons sont larges et propres, mais il faut bien respecter les règlements!

 

 

Je suis descendu à une station du centre-ville et j’ai marché jusqu’à la Catedral Metropolitana devant laquelle se trouve cette statue de Simon Bolivar, personnalité qu’on retrouve à peu près partout en Amérique du Sud.

 

 

La ville semble déserte. C’est jour férié : les Rois!

Je me promène un peu dans les alentours de la Plaza Botero et vers midi, je mange un « quart-cuisse » sur un banc, à la grosse chaleur.

 

                  

 

 

En fait, le métro est plus qu’en surface, il est surélevé :        

 

Bien aimé cette statue en équilibre au faîte d’une colonne :  

                                                                                             

 

Retour pour la sieste. Il bruine. 

 

Je décide donc de souper à l’hôtel et je finis la soirée en regardant « La nouvelle guerre des boutons » à la télé… en français avec sous-titres en espagnol.

 

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09 janvier 2018

Mardi 9 janvier 2018 - Turibus

 

Objectif du jour : un tour de ville en Turibus, histoire de me faire une idée, autrement que par un plan de ville sur papier. Ces plans sont souvent mal faits, quasi illisibles et servent davantage à la publicité qu’à l’orientation du touriste.

Départ à 10 h 20 et six arrêts en vue. On s’arrête 15 minutes à la Plaza Botero, qu'on connait déjà, et je profite d’un couple de français pour me faire prendre en photo.

 

Autre arrêt de 15 minutes.

On installe l’équivalent de nos Bixis!                       

 

Je suis descendu au 5e arrêt, le Cerro Nutibara (un mont) où se trouve le Pueblito Paisa. À l’origine, il y avait là un minuscule village. À part une chapelle, quelques maisons transformées en boutiques à bébelles et des restos de rue qui donnent sur un beau boisé très bien entretenu, il y a notamment un musée et un belvédère d’où on peut voir Medellín enclavée dans les montagnes.   

J’ai pris le Touribus suivant pour terminer le circuit et je suis rentré à l’hôtel. Il pleuvotait et la température était descendue sous les 20 degrés alors j’ai décidé de ne pas m’éloigner pour aller souper. Je me suis retrouvé l’unique client dans un resto chinois. D’habitude, on se méfie des endroits peu fréquentés, mais la vue était agréable, la bouffe très correcte et pas trop chère.

L’atmosphère : j’ai choisi une table en plein milieu du resto aux murs blancs, il y a deux chinois qui discutent en espagnol devant l’aquarium et je peux suivre les nouvelles sur l’écran géant au son d’une musique chinoise émanant du plafond recouvert de fausses tuiles tout aussi chinoises. L’aspect distrayant était le sentiment de bout du monde, nulle part.

 

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